lundi 14 février 2011

Personnellissime: le vélo de course

S'il y a un vélo qui exige une approche très personnalisée, c'est bien le vélo de course. Si le vélo de ville peut encore faire les frais d'une petite approximation quant à la personnalisation, le vélo de course, lui, doit parfaitement convenir et être pourvu des composantes les plus adaptées. Des pneus à la longueur de manivelle en passant par la selle et la position du guidon, plus le vélo est personnalisé, mieux il roulera et accélérera. Sans parler du côté sentimental («c'est mon vélo et il est unique!»).
Qui parle d'individualisation, doit commencer par le commencement: un vélo qui, en partant du cadre, sera construit entièrement à la carte, avec des pièces qui correspondront précisément à votre style de conduite et à votre budget. Vous pourrez ainsi arborer un vélo au look unique, peaufiné dans les moindres détails. En ce qui concerne les vélos de course, je travaille, depuis un petit temps déjà, avec des cadres en aluminium de Maxx, auxquels les cadres scandium (Pax) de Bergwerk se sont


ajoutés récemment. Les cadres Maxx sont légèrement sloping, ceux de Bergwerk ont un tube horizontal droit, un peu plus court. Les deux types de cadre peuvent être peints dans toutes les couleurs-RAL. Les cadres d'autres fabricants peuvent aussi être utilisés : Colnago, Bianchi, Columbus, ... Mais à côté de cadres sobres, robustes et légers, deux autres points sont aussi importants:

1. Après le cadre, les roues sont la composante du vélo la plus importante (mais pas la plus exhibée). Je construis les roues de course de préférence moi-même, avec des jantes noires ou argent de Mavic ou DT, à simple, double ou sans œillet. La hauteur de la jante, le nombre de rayons et leur croisement peuvent être adaptés selon la préférence, le poids et le style du cycliste. Les rayons sont au moins de qualité Sapim Race, avec en haut de l'affiche l'aérodynamique CX-Ray. Ce dernier, fait main à Wilrijk, est 25% plus léger, plus résistant et... cinq fois plus cher. Ajoutez à cela des moyeux de Shimano (Dura Ace, Ultegra), Campagnolo Record ou DT (190, 240) et ça roule!

2. Lorsque la transmission, les pédales et les roues sont montées, je laisse le cycliste essayer quantité de selles, de cintres (rond ou plat, compact ou classique, de ligne ronde ou ergonomique, de différentes largeurs, en aluminium ou en carbone), de hauteurs de guidon et de potences.
Un travail millimétré... Quand la bonne assise du cycliste a été déterminée, la position des manettes de freins est elle aussi adaptée.

Après quoi, les câbles sont tendus et on monte la guidoline. Qu'ici encore, vous ayez le choix des couleurs, cela va de soi!

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mercredi 23 juin 2010

Grande lumière

Bien que ce soit l'été et que brûle le soleil, une petite actualisation du thème éclairage vélo. Tout comme les pneus un terrain où plein de choses évoluent - et plutôt en bien.

Les ampoules à LED se sont définitivement fait jour sur le vélo. Après les feux arrière de plus en plus de phares sont pourvus de LED. On y gagne deux fois: ils ont besoin de moins de courant et sont quasi indestructibles - un avantage de taille quand on pense qu'une ampoule halogène coûte 4 euros.
Une des combinaisons qui m'ont le plus impressionné, c'est la dynamo dans le moyeu Shimano 3N80 (juste au-dessous des 500 g) avec le Lumotec IQ Fly. Non seulement cela procure un flot de lumière, en plus le condensateur charge tellement vite qu'après une seconde déjà on dispose de lumière à l'arrêt (pratique quand on veut regarder la carte avant de partir).
Le nouveau feu arrière Toplight Line Plus de Busch + Müller a

également un condensateur hyper rapide. En plus le feu est pourvu d'une série de lentilles qui distrait la lumière des deux super-LED pour arriver à une ligne lumineuse, grâce à laquelle les automobilistes sont capables de mieux apprécier la distance jusqu'au vélo.
Depuis 2010 le Brompton a un éclairage standard à base de dynamo Shimano dans le moyeu (modèle spécial à cause de la distance de fourche plus petite). Bonne idée après tous les malheurs avec la dynamo traditionnelle qui soit se détachait, soit se branchait sous l'effet des chocs. Si on prend l'option SON, un phare à la Cyo est incluse. Celui-ci a également un condensator si puissant, que la lampe même après un arrêt prolongé et sans que la dynamo tourne donne de la lumière.
Bref, ne dépensez pas tout votre pécule de vacances en voyages à Barcelone. Gardez-en un peu pour illuminer l'automne.

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jeudi 7 janvier 2010

Kryptonite Evolution mini

Beaucoup de coursiers à vélo jurent par le petit cadenas Kryptonite Evolution Mini. Jusqu'ici il paraît qu'il n'y avait pas moyen de se le procurer à Bruxelles. Voilà une chose de faite: j'en ai pris quelques boîtes en stock. Pas uniquement pour les coursiers; personnellement aussi j'ai un faible pour du matériel petit et facilement transportable.
Le cadenas mesure environ 10 sur 15 cm - le format d'une photo. C'est-à-dire qu'il se case dans une poche. Il pèse un petit kilogramme, est livré avec 3 clés, dont une illuminée, et une solide fixation au cadre. Le prix est de 42 €. Intéressé? Envoyez-moi un mail.
Une petite citation de Sheldon Brown pour épicer le débat:
"The best U-locks are the smallest. My favorite is the Kryptonite Mini, which not all bike shops stock. The Mini is much smaller and lighter than the more popular models, but just as secure. It may be even more secure, because of the limited room to put a jack inside it. It also gives less purchase for leverage-based attacks.
People tend to buy the big clunky U-locks because they don't know how to use them properly. A U-lock should go around the rear rim and tire, somewhere inside the rear triangle of the frame. There is no need to loop it around the seat tube as well, because the wheel cannot be pulled through the rear triangle."

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samedi 19 décembre 2009

Accro au Brompton

Tout a commencé au moment qu'un de mes vélos démo s'est trouvé volé au centre de Bruxelles - et oui, c'était en partie ma faute. Je serre toujours les poings quand je me souviens de la belle et souple selle Signo qui était dessus.
Bref, c'en était trop et je jurai de ne plus laisser un vélo à la rue, aussi bien cadenassé soit-il. Plus jamais je n'irais qu'à moitié tranquille au café, au concert ou à la bibliothèque, sous le coup de la paranoïa pique-vélo.
Par conséquent... j'ai commencé à utiliser le Brompton qui me sert de modèle démo au magasin. Il m'accompagne partout à l'intérieur et j'en suis quitte de ma phobie escamotoire. Quel soulagement!
Tout bonheur, les plaisirs du Brompton ne s'arrêtent pas là. Après quelques entraves initiales, entre autres un élastomère de suspension grinçant - pendant des semaines je me suis tiré les cheveux, cherchant la faute dans la transmission - le vélo (un Regis 6 vitesses) roule comme une petite locomotive.

Ajoutez à cela l'époustouflant comfort de garage, pliage et prise en main dans les transports en public... et j'ai commencé à vraiment prendre mon pied avec le maudit petit vélo. J'ai participé à un tour de 100 km organisé par mes collègues concurrents Yves et Suzanne. Comme un vrai accro je me suis plongé dans les couleurs, les modèles, les poids ... histoire d'acquérir à la longue un second exemplaire plus léger, plus Spartiate, plus portable.
Lisez l'histoire d'un co-enthousiaste dans cet article de l'Independent. Dire que je me croyais tranquille maintenant...

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mardi 20 janvier 2009

Matériel solide

Chaque fois que je transporte ma fille, chaque jour plus lourde, sur mon petit porte-bagages Tubus Vega, c'est le suspense: va-t-il la supporter? Jusqu'ici il tient sans souffler, même s'il n'est spécifié que pour 25 kg et qu'elle en pèse 40 déjà.
Sur le "terrain" bruxellois la solidité est une nécessité, en particulier pour le cycliste qui brave les éléments tous les jours. Ce cycliste a déjà tant à faire que la fiabilité doit aller de soi. De même le voyageur en vélo a besoin de matériel durable. Les porte-bagages Tubus revêtent en ce domaine un rang d'honneur, avec leurs 10 (!) ans de garantie, construction légère et fixation à toute épreuve (ou presque). Secouez avant d'utiliser, et sentez comme ça tient bon!
Encore quelques réflexions à ce sujet.
La dynamo dans le moyeu a beau être un bond en avant du point de vue de la fiabilité, le câblage vers le feu arrière reste un point délicat. A l'avant le câble passe de préférence à l'intérieur du cadre. A l'arrière il peut être protégé en incluant câble et tringle de garde-boue dans un bout de gaine thermorétractable.
Quand dernièrement j'ai encore dû remplacer des patins de frein Shimano (M70T4, après deux mois d'utilisation, par un temps de chien il est vrai), j'ai estimé heureux, une fois de plus, les possesseurs de frein à jante Magura. Non seulement l'efficacité et la fiabilité du système hydraulique est hors pair, en plus les patins ne s'usent pratiquement pas. On va voir ce que donnent les Koolstops par lesquels, dans les freins en V, j'ai suppléé les Shimano. Les suggestions restent les bienvenues...
En utilisateur invétéré du dérailleur, je commence à me rendre compte que les systèmes de vitesse dans le moyeu ont tout aussi bien leurs avantages. Un Rohloff, supérieur en tous points de vue (construction, souplesse, plage de vitesses), faut bien sûr pouvoir se le payer. Mais le Nexus 8 marche sans accrocs et a une gamme de développements suffisamment ample pour rouler à Bruxelles. Le Sram i-motion 9 est encore plus souple et a une étendue un peu plus grande que le Nexus, à un prix plus élevé. C'est tout bénéfice pour l'utilisateur de vitesses dans le moyeu parce qu'il a aussi moins d'usure de chaîne, rien qui dépasse du cadre, une meilleure protection contre l'humidité et la saleté. Un désavantage reste le poids, mais Rohloff (toujours lui) travaille à un moyeu plus léger.
Pour mes vélos "maison", tout commence avec un cadre solide. J'utilise les cadres en acier de fahrradmanufaktur pour des personnes ayant un certain poids (ou un style de conduite sauvage). Les beaux cadres Maxx en alu, tout aussi solides, sont plus légers et plus rapides.
Le rayonnage de la roue arrière a besoin d'une attention particulière. Si nécessaire je monte du côté droit des rayons à épaule plus épaisse genre DT Alpine III ou Sapim Strong.
A ceux qui penseraient qu'il n'y a que la matériel allemand qui tient la route: les bien brittanniques Brompton sont des modèles de solidité et de conception, le service après-vente au Benelux est excellent.

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vendredi 14 décembre 2007

Roues faites à la main

Y a-t-il encore des cyclistes qui font monter leurs roues à la main? Et des constructeurs de vélo qui y consacrent du temps? Certes, et ils ont largement raison: quant à la solidité et la flexibilité (dans les deux sens du terme) les roues industrielles ne valent pas une bonne roue faite main. Le bénéfice vient du fait de réunir design et exécution dans la même personne, procédé hélas de plus en plus rare à l'époque actuelle.
Qu'est-ce qui rend les roues faites à la main si spéciales?
Pour commencer, en tant que constructeur maison, on n'utilise que des matériaux de qualité. (Sinon ce n'est même pas la peine de commencer, par rapport au coût de travail.) Tandis que dans une roue industrielle, on ne sait pas toujours quel matériel a été utilisé. C'est surtout vrai pour les rayons et les écrous de rayon, les composantes qui souffrent le plus dans une roue. Une fois ce choix fondamental fait, on peut s'atteler à alléger le moyeu et la jante, tout en alourdissant le budget.
Puis, là où les roues d'usine sont destinées a monsieur tout le monde, les roues faites à la main peuvent exactement être taillées sur mesure du cyliste, son style de conduite et son poids, en termes de qualité et nombre des rayons, nombre de croisements et tension finale.
Enfin, le fait de savoir où peuvent se situer les points faibles facilite la réparation et l'ajustement ultérieurs. De façon à ne pas devoir jeter une roue tout entière.
Les cyclistes qui pèsent un peu plus de 60 kilos ou qui aiment malmener leur vélo, seront mieux servis par une roue classique comportant un peu plus de rayons que par les variantes actuelles dont la finesse, le prix et la vulnérabilité augmentent au fur et à mesure que le poids et le nombre de rayons baissent. Qui ne se rappelle pas la roue avant de Burkhart se pliant comme une élastique lors d'une collision avec un chien errant pendant le Tour 2007? Il est vrai que les roues T-Mobile à cette époque - lointaine déjà - étaient faites (à la main) par un couple allemand obscur... dont j'aime à m'imaginer qu'ils étaient payés en partie en stimulants et voyaient les roues miroboler devant leurs yeux pendant le travail.
Un survol approfondi de la science des rayons et de leurs tensions se trouve pour ceux qui lisent le néerlandais sur le site de velofilie. L'auteur réserve à juste titre un rôle de premier plan pour les admirables roues Rolf qui ne se dévoilent quasi jamais et constituent ainsi l'exception hightech qui confirme la règle.
Quelques secrets d'atelier pour terminer: dans le trafic urbain je préfère les roues 26 pouces. Evidemment parce qu'elles sont plus rigides (la jante étant plus proche du moyeu), mais aussi parce que j'ai toujours eu l'impression que la taille est plus appropriée à se glisser entre les voitures. J'utilise de préférence les rayons course Sapim à épaisseur différentiée. Dernièrement, j'en ai eu des bons d'Alpina aussi. Les rayons aplatis comme les Sapim CX-ray justifient leur prix particulièrement dans la roue avant, où la contribution à la dimunition de résistance à l'air est plus significative. Si vous avez les fonds nécessaires, rien ne vous empêche de les mettre aussi à l'arrière. En ce qui concerne les moyeux, j'ai des expériences mélangées avec les 105, que des bonnes avec les très abordables Deore. Les jantes sont forcément des double paroi, de préférence à (double) oeillet. Les Mavic Open Pro sont de bons classiques, quoique l'invariabilité de qualité ne soit pas un des points forts du constructeur.

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lundi 10 septembre 2007

Eclairage vélo

L'arrivée des froides ténèbres m'inspire à faire la lumière sur l'éclairage vélo.
J'ai toujours eu une prédilection enfantine pour les bêtes lampes Smart, qui, si elles n'éclairent pas grand-chose sur les routes de campagne en Irlande, vous rendent bien visible en ville, surtout en position clignotante. Les nouveaux Superflash sont bien plus tape-à-l'oeil encore. Compte tenu du prix ridiculement bas des lampes à piles, c'est fou de voir combien de gamins risquent la vie le soir ou la nuit sur des (pseudo) VTT sans éclairage ou réflexion. Marchands de vélo, faites comprendre à vos jeunes clients et leurs parents que dans le noir ou la pénombre on roule éclairé!
Le type d'éclairage dépend de l'usage. Qui roule peu dans la nuit peut se contenter des petites lampes à pile. Si vous tenez à avoir un peu plus de lumière devant le vélo, il y a une Smart pour à peine 20 euros qui se recharge dans la prise de courant et jette un faisceau acceptable.
Plus performant et plus beau: les systèmes de Sigma. L'accu Nipack (rechargeable) est détaché, pas besoin de le trimbaler partout. Le très beau phare Sigma Vario répand une grande quantité de lumière, devant et autour. Il y a moyen de le laisser fixé au vélo, couplé au feu rouge. Il peut aussi être monté, détachable, sur le guidon. Dernier cri: le tout petit nouvel accu Iion, 140 g, format carte de crédit. Uniquement utilisable avec deux nouvelles lampes à LED: la Karma, tout aussi minuscule, et la Powerled Black.
Les systèmes à piles sont l'idéal pour les fanas du poids. On n'emporte, en effet, du poids que si on en a besoin. Si vous avez des remords écologiques, utilisez des piles rechargeables. Un dernier avantage: vous restez visible même à l'arrêt.
Si vous faites souvent de longs trajets dans le noir, c'est une autre histoire. Nul besoin alors de devoir penser tout le temps aux lampes et piles. Le prix, le poids, et l'inéluctable friction d'un système d'éclairage fixe, avec dynamo, sont largement compensés par la garantie d'avoir de la lumière partout et en tout temps, là où les accus et les piles peuvent inopinément se trouver vides.
Pour la dynamo traditionnelle, elle est en voie d'extinction. Ainsi la dynamo classique ne tourne même plus sur les pneus Schwalbe Marathon Supreme.
La dynamo dans le moyeu est au centre de l'intérêt et ce n'est que logique. C'est un système propre et net, fermé, electriquement et méchaniquement plus fiable que la dynamo de naguère.
Une dynamo dans le moyeu, même débranchée, entraîne toujours un peu de friction. Si vous voulez la réduire au minimum et que vous ayez beaucoup de fric, libre à vous de prendre une SON. Mais les dynamos sport Shimano constituent une bonne alternative, à bien moindres frais. (Fin 2007 ils ont introduit un modèle ne pesant pas plus qu'une SON)
Tout à fait autre chose: le système danois Reelight fonctionnant à l'induction, c'est-à-dire sans piles ni dynamo. Avantages: poids très réduit, éclairage même à l'arrêt, friction aucune. Je me demande si le positionnement des lampes sur l'axe de moyeu est vraiment idéal pour ceux qui doivent de temps en temps enlever la roue. Ce sont des lampes clignotantes à faible intensité, ne vous attendez par conséquent pas à des flots de lumière sur les routes de campagne.
Je me rends compte que le sujet anime les esprits. Voici donc quelques liens qui en disent long:
Olaf Schultz a un site sur toutes sortes de choses, dont l'éclairage vélo (en allemand, plein de formules...)
Peter White, a un site très net et informatif, aussi sur l'éclairage vélo (en anglais, prône très fort Son et Busch & Müller)
(Les deux s'avèrent des fans d'open source - est-ce que l'ouverture d'esprit irait ensemble avec un bon éclairage?)

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